Depuis 2 ans, un sujet revient régulièrement au sein de l’association : et si on montait une Usetic TV. Comment, avec quoi, pour qui, sur quel média, … A la lecture du programme des rencontres Animafac, le chantier « TV étudiante » m’a donc tout naturellement tapé à l’œil. Bilan d’une rencontre riche et dynamique.
Samedi 7 – Chantier Tv étudiante (il est tôt)
Samedi 7 au matin, il neige, mais Paris est déjà en activité. De petits groupes d’étudiants s’engouffrent dans Paris 6 (google maps n’étant pas à jour, quelques-uns ont été surpris ^^). L’accueil est fait par les « t-shirts rouges », les volontaires Animafac. Le temps d’accueillir tout le monde, les chantiers commencent avec quelques minutes de retard.

Le chantier Tv étudiante est « marginal » : à peine une 15aine de participants, contre plusieurs centaines pour cultures et actions solidaires. Très vite le petit groupe se prend en main et procède à un tour de table qui permettra de découvrir les acteurs en présence. On y retrouve :
- Docabilly
- TeleSorbonne
- Akousmatiq Studio
- Usetic
- La Mouette à 3 Queues
- DIPP
- Prise de Vue
- Plume! Vulgarisation-Sciences-Apéro
- Association Scèn’Art
- La Presse 2.0 (Contrepoint)



Très vite une thématique va émerger sous l’impulsion de Joël et d’Adrien : la création de la FAPAN (Fédération des Associations de Productions Audiovisuelles Numériques). La conversation se construit autour du Manifeste de Joël.
Les problématiques qui ont mené à cette prise de conscience de l’intérêt d’une fédération sont nombreuses, mais deux m’ont interpellé :
- Les associations productrices de contenu audiovisuel sont souvent mal considérées, ou vues comme une concurrence déloyale vis-à-vis des sociétés de production.
- Il est difficile, voir impossible, d’obtenir des subventions substantielles de la part de nombreux organismes officiels, si la structure n’est pas enregistrée sous la forme d’une société de production.
Nous avons donc débattu et échangé sur l’intérêt d’une telle structure, de ses objectifs, … Si le sujet vous intéresse, vous trouverez en annexe un compte-rendu détailél rédigé par Joël. En tout cas, en une journée beaucoup de points on été abordés, de nombreuses idées ont été posées, la FAPAN est en marche. Ce qui m’aura sûrement le plus impressionné, c’est qu’une quinzaine de personne ne se connaissant pas aient pu avancer si vite sur ce projet. Je comprends mieux les débuts de linux :)
Dimanche matin (tiens tu as oublié de dormir ?) Atelier Média étudiant.
Un truc bien à Paris : tu passes la moitié du temps enterré ou dans des bâtiments surchauffés : on a du mal à se rendre compte qu’il fait froid.
La grande question du matin : « un média étudiant doit il parler uniquement de sujets étudiant ? ». Cette matinée est marquée par l’écrasante présence des représentants des médias papier, les « tv » sont en large minorité.
On retiendra que les médias étudiant peuvent traiter de tout, en choisissant un angle étudiant à leurs papiers ou à leurs productions. Il aura été surtout question du mode de fonctionnement de chacun.

Dimanche aprème (toi aussi tu es volontaire ?)
Je m’engouffre dans l’amphi A1 (ouais c’est super important de savoir quel amphi) où l’on va parler pendant plus de 2 heures du statut des volontaires associatifs qui est en sursis. Pour faire simple : ce statut a été prévu pour accueillir 60 000 jeunes, et a eu du mal à mobiliser 3000 personnes.
Ni bénévole, ni employé (pas de charge, pas de chômage, ….) le volontaire se met durant 6 mois au service d’une association, recevant une indemnité de 655€/mois (toi aussi tu te poses la question de : pourquoi 55 ?).

Mais aujourd’hui des risques planent sur ce statut qui risque de :
- Devenir une passerelle de professionnalisation au même titre que le stage, alors qu’il ne devrait être qu’un moyen pour pouvoir s’engager et s’invertir ; contrairement au stage qui a clairement une vocation professionnalisante.
- L’état devrait devenir décideur et dire : on a besoin de volontaires dans tel ou tel secteur, les autres plus de volontaires. Ça peut être à la fois dangereux, mais ça annonce aussi la mort de certaines structures (couplé à la baisse des subventions)
- Bientôt des volontaires dans les entreprises ? Un nouveau levier de précarisation ?
Bilan
Les rencontres Animafac c’est bien, mangez en ! Alors que le monde associatif est souvent montré du doigt comme un repère de glandeurs, ce week- end aura été pour ma part productif. L’organisation de ces chantiers a, quant à elle ,été bonne, et accueillir 500 personnes, je vous assure que ce n’est pas donné à tout le monde.
Si il y a des volontaires pour s’investir dans une USETIC TV, qu’ils nous fassent signe.
A bientôt, Tangi, Trésorier associatif



